Félix Labisse (1905-1982)
Une belle vente aux enchères s’adressant à des amateurs d’art éclairés était organisée par la maison Baron-Ribeyre à Drouot le mardi 22 septembre 2026. Les résultats ne dépassaient pas 5 chiffres, sauf pour une danseuse en bronze de Degas à la provenance impeccable qui fit 260 000 €. C’est beaucoup, me direz-vous un peu ébahi, mais pour les grandes maisons du style Sotheby’s ou Christie’s, c’est monnaie courante! Mais intéressons-nous au tableau en une du peintre surréaliste Félix Labisse présenté dans notre vacation.
Un peintre surréaliste comme je l’aime, chahute le réel autant que son imagination le lui permet, mais toujours avec une technique remarquable. Dans surréalisme, il y a réalisme et ce réalisme vient de l’étude approfondie des grands maîtres du XVIIe siècle. L’étrangeté des compositions n’empêche pas des perspectives rigoureuses et une minutie quasi photographique.
En naissant dans le Nord en 1905, Félix Labisse subit jeune les bombardements de la première guerre mondiale, puis fit à deux reprises son armée, une fois en 1925 durant 18 mois pour le service militaire puis réquisitionné en 1939. Avec un tel back ground s’échapper dans un univers fantasque aux représentations oniriques est pour un artiste une question de survie. Alors, Félix Labisse écrit, grave, dessine et peint, touche au cinéma et même avec humour au design, telle sa table fesse.
Un bon exemple du travail de Félix Labisse en tant que peintre est représenté par ce tableau en une, intitulé « Médée » de 1942. 72 x 92 cm il était estimé ente 10 000 et 15 000 € dans le catalogue de vente. Il fut poussé jusqu’à 28 600 €..
Une belle vente aux enchères s’adressant à des amateurs d’art éclairés était organisée par la maison Baron-Ribeyre à Drouot le mardi 22 septembre 2026. Les résultats ne dépassaient pas 5 chiffres, sauf pour une danseuse en bronze de Degas à la provenance impeccable qui fit 260 000 €. C’est beaucoup, me direz-vous un peu ébahi, mais pour les grandes maisons…





