Georges d’Espagnat (1870-1950)

Deux huiles sur toiles du prolifique artiste Georges d’Espagnat étaient proposées à la vente à l’Hôtel Drouot, vendredi 9 octobre 2026, par la maison R & C Commissaires Priseurs. Il s’agissait de portraits d’une facture assez typique de ce post-impressionniste, plutôt mal connu de nos jours. Mal connu… mais certainement pas des amateurs présents lors de cette vacation.

D’abord le contexte. L’hôtel Drouot est encore assez calme avant les ventes de fin d’année qui se voudront comme d’habitude haut de gamme. Malgré la crise qui s’annonce, le public est cependant au rendez-vous pour assister au spectacle et quêtant parfois la bonne affaire. On sait qu’en ce moment certains secteurs sont difficiles comme les peintures du XIXe siècle ou l’orientalisme alors que, par exemple, les premières et secondes écoles de Paris continuent de s’arracher. Bref l’art est une histoire de mode. Sans doute faut-il plutôt s’intéresser à ce qui est au creux de la vague qu’à ce que tout le monde veut.

Mais revenons à Georges d’Espagnat ! Même si un aussi prestigieux musée que celui d’Orsay conserve certaines de ses réalisations, dire qu’on ne s’intéressait jusque là plus beaucoup à lui est un euphémisme. Nos deux tableaux en une et sous l’article étaient estimés 1500 à 2500 € pour le premier et 1000 à 2000 € pour l’autre. Et pourtant, son œuvre couvre la peinture, le dessin, l’illustration et la décoration monumentale de la fin du XIXe siècle au début du XXe. Georges d’Espagnat est un autodidacte qui participe au Salon d’automne à partir de 1904. Il est exposé chez Durand Ruel. Les paysages, les scènes d’intérieur, les portraits, les natures mortes de fleurs et les scènes familiales constituent son corpus. De la toile au papier et carton, tous les supports lui sont bons. Crayon, aquarelle, gouache et peinture à l’huile sont ses médiums. Il ne délaisse pas non plus la gravure.

Donc cet artiste complet se retrouvait à Drouot dans cette vente cataloguée. Des clients au téléphone s’étaient inscrits. C’est eux qui firent la cote. Le portrait de dame, 74 x 60 cm, fit 8300 €. Le portrait d’enfant, 65 x 55 cm, dépassa les 7 000 €. Les provenances étaient impeccables. En regardant de près on reconnait un peu la manière du Renoir de la dernière période quand il travaillait avec une peinture très diluée à la térébenthine. ça a peut-être joué dans le prix.

Frédéric Le Quer

Deux huiles sur toiles du prolifique artiste Georges d’Espagnat étaient proposées à la vente à l’Hôtel Drouot, vendredi 9 octobre 2026, par la maison R & C Commissaires Priseurs. Il s’agissait de portraits d’une facture assez typique de ce post-impressionniste, plutôt mal connu de nos jours. Mal connu… mais certainement pas des amateurs présents lors de cette vacation. D’abord le…

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