Des nuls, des incapables, des bons à rien
On a du mal à croire qu’on est gouverné par des nuls, des incapables, des bons à rien. Il y a plusieurs raisons à ça. L’une d’elle est évidemment qu’on a ce qu’on mérite. Le vote de l’électeur français n’est pas efficient. Il se trompe depuis longtemps sur « le bon choix pour la France », comme dirait Giscard. Penser aussi que des gens issus de la méritocratie scolaire peuvent être intellectuellement indigents quand il s’agit de diriger un pays, est contre-intuitif dans le pays qui a vécu la troisième république. Par ailleurs certains on pu espérer que l’UE rectifierait les erreurs d’un président ou d’un gouvernement. Non ils s’entêtent dans leur folie.
Alors quand des événements comme ce week-end se déroulent, on cherche des explications subtiles pour se rassurer et se dire que tout était prévu. Le gouvernement serait donc à la manoeuvre. D’aucuns se disent qu’il a laissé faire pour effrayer l’électorat LFI le moins radical et le retourner en faveur de l’extrême centre. D’autres y voient un moyen pour les dirigeants de contrôler plus fermement les citoyens sous couvert de ramener la paix civile. Il y a aussi bien sûr ceux qui affirment que les mouvements sociaux sont un moyen de distraire les français de la crise économique qui rôde. La BCE puis le FMI pourraient ainsi prendre le contrôle de nos finances pendant que des citoyens regarderaient ailleurs, vers les saccages divers et variés que provoquent chaque journée d’émeute.
Aucune de ces raisons n’est idiotes en soi mais je suis bien certain que du président au ministre de l’intérieur en passant par le premier ministre, aucun n’y a réfléchi avant le 17 octobre. Ils sont trop cons et trop occupés par leur petite personne. En ce début de semaine, on fait semblant, on entre donc dans la phase : « Quand les événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs », pour citer Clémenceau.
Frédéric Le Quer
On a du mal à croire qu’on est gouverné par des nuls, des incapables, des bons à rien. Il y a plusieurs raisons à ça. L’une d’elle est évidemment qu’on a ce qu’on mérite. Le vote de l’électeur français n’est pas efficient. Il se trompe depuis longtemps sur « le bon choix pour la France », comme dirait Giscard. Penser aussi que…





