Guerre en Iran
La dépendance de Donald Trump aux néoconservateurs américains est inquiétante. Il avait été élu avec l’idée qu’en politique étrangère il laisserait chaque peuple de la planète vivre sa vie. Ça convenait à tout le monde, y compris et surtout à ses électeurs de l’Amérique profonde. Mais le voilà parti dans une guerre en Iran où la fin n’arrivera pas de si tôt.
La rhétorique à propos de changer le régime et de libérer un peuple nous est à nouveau servi. On la connait par cœur. Et on sait parfaitement que rien ne changera jamais en bien mais au contraire en pire. C’est évident en Libye. C’est évident en Syrie. Ce le sera en Iran. Les peuples ont en général le régime qu’ils méritent, celui qui convient à leurs us et coutumes. Cinquante années avec des fous d’Allah n’ont certainement pas arrangé les 90 millions d’habitants perses. Leur mentalité n’est pas la nôtre et il n’y a là aucune échelle de valeur.
Pour le bien d’une petite minorité d’intellectuels laïques, tout un pays est déstabilisé. Si, en 1979, ce peuple a choisi les mollahs de préférence à la liberté individuelle, c’est qu’il le voulait. Ceux qui ne le voulaient pas, sont partis et ce sont aujourd’hui largement occidentalisés.
L’occident est en train de détruire un régime qui est parvenu à nourrir ses citoyens quoi qu’on en dise et des citoyens ravis pour la plupart de se sentir soumis à leur dieu.
On sait tous ce qui va se passer. L’économie va s’effondrer. Les gens vont crever de faim. Comme d’habitude, ils seront déçus par les manières occidentales. Ils nous combattrons alors. Beaucoup viendront chez nous pour envoyer chez eux, à leur famille, le fruit de leur travail ou des aides sociales ou de leurs trafics et larcins. Bref, on commence par les déstabiliser eux, puis ce sera notre tour, les peuples de l’occident, à l’être.
Cette guerre en Iran, si elle dure, est encore une catastrophe de plus pour notre avenir.
Frédéric Le Quer
La dépendance de Donald Trump aux néoconservateurs américains est inquiétante. Il avait été élu avec l’idée qu’en politique étrangère il laisserait chaque peuple de la planète vivre sa vie. Ça convenait à tout le monde, y compris et surtout à ses électeurs de l’Amérique profonde. Mais le voilà parti dans une guerre en Iran où la fin n’arrivera pas de…





