C’est quoi extrême droite ?

Pour être qualifié d’extrême droite, il suffit de ne pas penser comme eux, de ne pas vouloir ce qu’ils veulent, de faire un bilan des décennies passées catastrophique, de ne pas vouloir que ça continue. Et ça devient une notion on ne peut plus mouvante, on ne peut moins claire, complètement galvaudée.

Quand je pense que le flux migratoire des pays pauvres vers l’UE est complètement déraisonnable, je suis d’extrême droite. Quand je préfère Poutine à Zelensky, pareil. Coté hongrois quand je préfère Orban à Soros, et de loin, pareil aussi. Coté italien, en appréciant Meloni, pareil toujours. Et en pensant que la Belgique se suicide ethniquement, je crois être juste normal! Mais quand je pense que l’UE tend vers un totalitarisme hégémonique et universaliste, avec par exemple l’annulation des élections en Roumanie, je suis d’extrême droite.

Pourtant quand je trouve scandaleuse la guerre mal ficelée, menée contre l’Iran actuellement, je ne me crois pas d’extrême droite. Quand je pense que Netanyahu aurait depuis longtemps dû être chassé de son poste de premier ministre israélien pour prévarication, je ne peux être d’extrême droite vu que lui l’est. Quand je pense que c’est un drame que les juifs français quittent leur pays, je ne sais pas ce que je suis. Quand je suis déçu par Donald Trump et ne le trouve plus à la hauteur de ses responsabilités avec cette guerre folle qu’il a entamé, je ne peux être d’extrême droite, vu qu’il est détesté par toute la bien pensance internationale d’extrême centre. En revanche quand je me dis que J D Vance serait un remarquable président américain pour son pays, mais aussi peut-être pour tout l’occident, mon cas s’aggrave d’un coup.

Enfin quand on déteste quasiment viscéralement Emmanuel Macron depuis 10 ans, on est quoi? Juste quelqu’un d’intelligent qui a une vision pour la France qui n’est pas celle de l’anti-France.

Frédéric Le Quer

Pour être qualifié d’extrême droite, il suffit de ne pas penser comme eux, de ne pas vouloir ce qu’ils veulent, de faire un bilan des décennies passées catastrophique, de ne pas vouloir que ça continue. Et ça devient une notion on ne peut plus mouvante, on ne peut moins claire, complètement galvaudée. Quand je pense que le flux migratoire des…

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