André Brasilier (né en 1929)

André Brasilier était représenté par un sujet caractéristique de son oeuvre (en une), des chevaux de course d’une couleur improbable, dans une vente à Drouot le 8 juillet 2026. C’était une vente courante. Ce genre de vente était légion il y a quelques années. Aucun catalogue. Pas d’internet. Peu de prix de réserve. L’amateur d’art se fait une idée de l’objet seul avec ses connaissances, sa culture, son opiniâtreté, son audace. Ce sont des ventes qui déconcertent souvent le particulier mais dont les professionnels sont friands. Elles se comptent sur les doigts de la main au cours d’une saison dorénavant. Internet avec son besoin de liste pour permettre à l’internaute de suivre et d’enchérir abolit cette pratique.

La maison Coutau-Bégarie avec son jeune commissaire priseur aime a ranimer cette flamme en voie d’extinction et s’y collait encore cette fois. Elle est située dans le très riche 7e arrondissement de Paris. Autant dire que les successions qu’elle gère, sont souvent de qualité. Les lots présentés auraient pu être au sein d’un catalogue de vente. Mais à l’hôtel Drouot, les connaisseurs sont nombreux. Le commissaire priseur a pris le risque de faire très simple et a bien fait. Cet après-midi là, chacun espérait décrocher son petit trésor à l’insu de tous dans une salle archi comble.

Notons enfin une dernière chose! Les ayant-droit sont souvent totalement ignorants de la valeur des biens mobiliers d’un défunt. Alors que, de temps en temps, il soit fait une affaire (un chopin, comme on dit dans ce milieu des ventes) sur le dos de ces ignorants par des connaisseurs n’a pour moi strictement rien de choquant.

Quant à André Brasilier, est-il beson de le présenter? C’est l’un des derniers de nos grands peintres encore vivants même s’il ne travaille plus. Il est né dans un milieu d’artistes proches du mouvement Nabi. Grand prix de Rome, il rencontre sa femme en Italie qui deviendra sa muse pour beaucoup de ses compositions. Chevaux, femmes et paysages sont ses sujets de prédilection. Leur poésie plait aux japonais, mais d’Europe aux Etats-Unis, l’artiste est aussi très recherché.

Notre tableau en une se négocia à près de 31 000 €.

Frédéric Le Quer

André Brasilier était représenté par un sujet caractéristique de son oeuvre (en une), des chevaux de course d’une couleur improbable, dans une vente à Drouot le 8 juillet 2026. C’était une vente courante. Ce genre de vente était légion il y a quelques années. Aucun catalogue. Pas d’internet. Peu de prix de réserve. L’amateur d’art se fait une idée de…

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