La présidence de Trump a du plomb dans l’aile
Une majorité d’américains dans tous les milieux attendait beaucoup de la présidence de Trump. Jusqu’à cette guerre contre l’Iran, elle n’a pas été déçue. Donald Trump, l’œil rivé sur les cours de bourse, a fait en sorte que l’économie se porte correctement. Le marché de l’immobilier se tient quoi qu’en disent les médias français. L’immigration diminue. Sur le plan international, l’incontestable réussite de l’intervention au Venezuela a eu de quoi rendre une certaine fierté au peuple américain. Même la façon que Trump a de moquer les autres dirigeants des pays du monde, amuse plus que rebute ses électeurs un peu brut de décoffrage.
Tout aurait pu se bien passer s’il n’y avait eu l’Iran et Israël. Le soutien des citoyens américains à l’offensive contre l’Iran s’érode de plus en plus. L’impression que le président américain s’est fait mener par le bout du nez par Netanyahu n’a rien pour regonfler le moral de la population. Les ultimatums qui se prolongent, ne donnent pas une impression de confiance en soi.
Le narcissisme de Trump se confondait un peu avec celui des Etats-Unis. Personne ne lui en a jamais voulu pour avoir un jour déclaré : « Il est très difficile de m’attaquer sur mon apparence, parce que je suis si beau. ». Et son courage physique largement démontré au cours de la campagne électorale a fait que les américains ont pu s’identifier à leur chef. Ce n’est pas si courant. Qui aurait envie de s’identifier à Macron?
Mais tout ça est fragile. Aucune assise intellectuelle n’existe derrière ce sentiment d’empathie. Si Donald Trump devenait un looser, personne ne donnerait cher de la fin de son mandat.
Sa tentative de fomenter une guerre civile en Iran a été un échec. Ses menaces insidieuses de l’utilisation de l’arme nucléaire sont plus inquiétantes qu’enthousiasmantes quand il déclare: « Tout le pays pourrait être rayé de la carte en une seule nuit, et cette nuit pourrait être demain. ». Quant au détroit d’Ormuz, il cherche à obtenir sa réouverture pour pouvoir s’éclipser du conflit. Mais avant qu’il n’y entre le détroit n’était-il pas largement ouvert? Et maintenant ces iraniens, fous de dieu, n’ont-ils pas pris conscience qu’il ne tenait qu’à eux de bloquer l’économie mondiale en bloquant un détroit qui, de fait, est devenu le leur?
Toute cette histoire est mal engagée. En plus une bonne partie des israéliens (pas la diaspora à l’étranger, patriote à peu de frais) en a assez des frasques guerrières de Netanyahu. Quand la présidence de Donald Trump apparaît liée au sort de ce dernier, elle a du plomb dans l’aile.
Frédéric Le Quer
Une majorité d’américains dans tous les milieux attendait beaucoup de la présidence de Trump. Jusqu’à cette guerre contre l’Iran, elle n’a pas été déçue. Donald Trump, l’œil rivé sur les cours de bourse, a fait en sorte que l’économie se porte correctement. Le marché de l’immobilier se tient quoi qu’en disent les médias français. L’immigration diminue. Sur le plan international,…





