Les cochons de payant en ont assez
Hier, dans Face à l’info, Gabrielle Cluzelle, l’une des éditorialistes, évoquait le sentiment de malaise qu’il y avait chez des honnêtes citoyens à devoir payer des contraventions bénignes de la vie quotidienne. Lorsque certains restent impunis malgré leurs incivilités répétées et leurs actes de délinquance répétés, le petit excès de vitesse, le feu rouge à vélo, le ticket de métro non valable ou non justifié sont l’occasion de taxer les personnes solvables qui ont une adresse et des revenus. La police ou les contrôleurs ne prennent avec ce public aucun risque. Le rouleau compresseur administratif peut s’acharner sur eux jusqu’à ce qu’ils rendent gorge. Dans le temps on les appelait les cochons de payant!
Avant de continuer, juste un petit truc pour ces gens qui ne sont pas des bandits, qui sont arrêtés pour une broutille. N’avouez jamais avoir sur vous des papiers d’identité! Aucune police municipale, aucun chefaillon contrôleur ne pourra rien faire contre vous. Jamais ils ne vous conduiront au commissariat. La police nationale déjà submergée de travail ne veut pas s’embêter avec ce genre de bêtise. Au pire vos tourmenteurs vous demanderont votre nom et votre adresse pour dresser un procès verbal. A vous de raconter ce que vous voudrez. Vous ne serez jamais fouillé. Ils n’en ont pas le droit.
Mais revenons à cet édito de Gabrielle Cluzelle! Son existence même est le signe du délitement français. Le consensus face à l’état se fissure. Etre dur avec les faibles et faible avec les forts, ça suffit. Tous ces criminels qui traînent et à qui il n’arrive rien, ne sont absolument plus supportables. On ne peut plus payer pour de petites infractions quand on voit les grandes passer sous le radar à chaque fois, tout le temps. L’inégalité de traitement rend fou. Et cette inégalité est sans doute la marque du pouvoir macroniste. Vous êtes français de souche, vous êtes de la merde. Aux autres en revanche la possibilité de très mal se comporter sans qu’il leur en choit. Aux autres la possibilité de rendre la France invivable sous prétexte qu’ils ne sont pas d’ici, qu’il faut les comprendre, que la colonisation a nui à leurs grands-parents…
Cette rupture du consensus social est fondamentale. Quand elle est évoquée devant des centaines de milliers de téléspectateurs, il ne peut que se passer quelque chose. Les prémices sont là pour parvenir à la fin à mettre à bas un régime sur le fil du rasoir.
Frédéric Le Quer
Hier, dans Face à l’info, Gabrielle Cluzelle, l’une des éditorialistes, évoquait le sentiment de malaise qu’il y avait chez des honnêtes citoyens à devoir payer des contraventions bénignes de la vie quotidienne. Lorsque certains restent impunis malgré leurs incivilités répétées et leurs actes de délinquance répétés, le petit excès de vitesse, le feu rouge à vélo, le ticket de métro…





