Dystopique? Non.

Les soirées sont calmes depuis le couvre-feu. Couvre-feu, ce nom commun a des relents qui paralysent les barbares. Marrant! Ils restent chez eux. L’atmosphère déjà dystopique à cause des rues désertes est accentuée par le bruit de l’hélicoptère de la gendarmerie qui grâce à un faisceau de lumière bleu voit ce qui se passe en bas. Paris attendra le lendemain matin pour se réveiller.

Et le lendemain, avant 8 h, une quarantaine de jeunes, même pas, bloquaient la rue de Vaugirard au niveau de l’ICP. L’institut catholique est haut de gamme et ses diplômes figurent en haut du classement des diplômes délivrés en France. Mais cette jeunesse qui bloquait, n’était à coup sûr pas de l’ICP. Un homme, membre de l’école, lui, faisait savoir à haute voix que l’ICP était ouvert. Ses véritables élèves entraient en file indienne. Les manifestants n’empêchaient donc pas les cours d’avoir lieu. Ils n’étaient pas assez nombreux. En revanche, ils forçaient des autobus à changer de route avec leurs passagers qui allaient bosser. Ils obligeaient un livreur à attendre dans sa camionnette leur bon vouloir. Les voitures particulières de la France qui se lève tôt, étaient immobilisées. Les taxis voyaient leurs clients quitter le véhicule.

300 mètres plus loin, on était au sénat. Les flics aux portes venaient d’avoir eu vent de la ridicule action en cours. Sans consigne, aucun d’eux n’a cherché à se mettre au travers du désordre d’à coté. C’était pourtant facile. Non, ils ont consciencieusement bouclé les grilles du sénat pour que personne ne rentre, et se sont enfermés à l’intérieur. Quelques policiers auraient suffi à rétablir l’ordre dans la rue, à 300 m! Mais non. Le bazar a continué. L’état est totalement incompétent. Les gens normaux, ceux qui tentent de mener une vie de citoyen normal, en sont les victimes. Ils sont emmerdés constamment et personne n’est là pour les soutenir et les protéger.

Frédéric Le Quer

Les soirées sont calmes depuis le couvre-feu. Couvre-feu, ce nom commun a des relents qui paralysent les barbares. Marrant! Ils restent chez eux. L’atmosphère déjà dystopique à cause des rues désertes est accentuée par le bruit de l’hélicoptère de la gendarmerie qui grâce à un faisceau de lumière bleu voit ce qui se passe en bas. Paris attendra le lendemain…

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