Francis Gruber (1912-1948)

Le 17 avril à Drouot la maison Ader proposait une vente intitulée « Art moderne et jeune peinture des années 50 ». Beaucoup d’invendus mais quelques bons résultats furent notables. Dans l’entre deux, une nature morte d’un peintre appelé Francis Gruber passait en fin de vente.

Dans la famille Gruber, le fils, le peintre, est bien moins connu que le père le fameux verrier, ébéniste et décorateur de l’art nouveau. Francis Gruber est un représentant de l’expressionnisme en peinture, l’un des rares français à s’être tourné vers ce mouvement si prisé des allemands. Le malheureux mourut jeune de la tuberculose, maladie courante à l’époque avec les privations de l’après-guerre. Il n’eut probablement pas le temps d’exprimer tout son potentiel.

Un exemple de son travail était néanmoins soumis au goût des enchérisseurs. Je connais un peu l’histoire de l’oeuvre présentée. Deux marchands ont un jour ensemble acheté une manette de tableaux pour quelques centaines d’euros, dans une salle située en face de l’hôtel Drouot. Rien d’intéressant dans ce lot de tableaux à part celui signé de Francis Gruber pour lequel ils s’étaient positionnés. Abandonné au milieu de croûtes, il était sans cadre. Nos marchands trouvèrent à acheter le cadre qui allait bien, puis donnèrent leur tableau à vendre chez Me Ader, commissaire priseur qui organise chaque semaine des vacations cataloguées à l’hôtel Drouot.

La nature morte en une, huile sur carton 55 x 46 cm, objet de cette petite histoire se vendit 2 374 €. D’après ce qu’ils m’ont dit, ils se firent chacun 400 € net. L’un fut satisfait. L’autre trouva que pour un Francis Gruber, ce n’était pas assez bien vendu…

Frédéric Le Quer

Le 17 avril à Drouot la maison Ader proposait une vente intitulée « Art moderne et jeune peinture des années 50 ». Beaucoup d’invendus mais quelques bons résultats furent notables. Dans l’entre deux, une nature morte d’un peintre appelé Francis Gruber passait en fin de vente. Dans la famille Gruber, le fils, le peintre, est bien moins connu que le père le…

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