Au sujet du beau dans le discours de Marine Le Pen
Dans son discours à Hénin-Beaumont hier, Marine Le Pen a parlé du beau. Étonnant sujet de politique jamais évoqué. C’est comme si le beau n’était pas un sujet, d’ailleurs. Comme si les citoyens aveugles ne voyaient pas leur environnement. La qualité de vie est pourtant aussi dans le beau qui nous entoure. Depuis des décennies la laideur est une facilité dans laquelle s’engouffre le personnel politique qui fait comme toujours n’importe quoi. On l’a vu encore cet été avec la folie architecturale de Braun-Pivet qui a décidé d’abîmer l’aspect extérieur du palais Bourbon.
Le beau n’est pas une question si subjective que ça. ça me fait penser au foulard islamique. Tout le monde de bonne foi sait le reconnaître. Il n’y a pas d’équivoque malgré ce que certains veulent faire accroire. Le beau, c’est pareil. Quand on rentre de vacances, par exemple et qu’on doit passer par une banlieue sordide avant d’arriver chez soi, on voit tous que c’est moche. Quand on peut, on prend tous un autre chemin. La laideur environnante joue sur le bien être, le moral. Et le bien être est un problème politique par excellence.
Avoir la chance d’être entouré d’une belle campagne ou d’une belle architecture est un privilège de plus en plus rare. Pour le passant, ce n’est pas une question d’argent d’avoir sous ses yeux un chêne centenaire entouré de verdure ou une somptueuse construction du XVIIe siècle. C’est le rôle de l’état de préserver la beauté d’un environnement. Marine Le Pen est absolument dans le rôle d’une éventuelle présidente de la république.
Et puis il faudra aller plus loin en donnant à l’histoire de l’art une place dans l’éducation. Elle n’intéressera pas les imbéciles mais les autres d’où qu’ils viennent peuvent être un jour happés par des sculptures gréco-romaines, des arabesques islamiques, des paysages impressionnistes. Le beau peut devenir une passerelle et une manière d’aborder l’Histoire impossible à enseigner actuellement. Le beau est décidément un sujet pour prendre à rebrousse poil cette gauche démagogique qui croit malin de se draper dans la laideur pour faire peuple.
Frédéric Le Quer
Dans son discours à Hénin-Beaumont hier, Marine Le Pen a parlé du beau. Étonnant sujet de politique jamais évoqué. C’est comme si le beau n’était pas un sujet, d’ailleurs. Comme si les citoyens aveugles ne voyaient pas leur environnement. La qualité de vie est pourtant aussi dans le beau qui nous entoure. Depuis des décennies la laideur est une facilité…





