La loi sur la désinformation
La loi sur la désinformation déposée au sénat comporte de nombreux risques concernant la liberté d’expression.
Pour Eric Zemmour, ce texte est liberticide en désignant « comme menace les personnalités et partis qui défendent leur projet politique sur les réseaux. Parler d’immigration ou critiquer l’UE sera bientôt une « ingérence intérieure » ».
Et Florian Philippot de préciser : « Le concept « d’ingérence intérieure » est la création officielle et légale de l’ennemi de l’intérieur. La transformation légale en « terroriste » de tout Français qui voudra résister à une politique qu’il jugera néfaste pour notre pays ».
Le Rassemblement National reste assez discret sur cette loi soutenue par ce qu’on appelait hier l’UMPS. Il ne veut pas de conflit avec l’état profond avant les présidentielles. On comprend mais il faudra faire mieux si Marine Le Pen arrive au pouvoir.
J’évoque ci-dessous quelques dangereux articles de la proposition de loi qui vient du sénat, de Gérard Larcher et de sa bande d’immigrationnistes. Ils luttent sans désemparer contre la liberté d’expression puisqu’ils tentent d’interdire tout ce qui ne va pas dans leur sens.
La désinformation après définition par le droit européen sera classée selon des niveaux de risque, faible, élevé ou « inacceptable », avec des catégories particulières pour le climat, la santé ou d’autres sujets sensibles.
Certaines associations déclarées depuis cinq ans pourront se constituer partie civile, au risque de multiplier les procédures militantes contre des médias ou des particuliers qui pensent mal.
YouTube, TikTok ou Instagram devront paramétrer leurs algorithmes pour mettre en avant des « services d’intérêt général » désignés par les autorités.
Des créateurs d’information pourront être reconnus comme services d’intérêt général, promus par les algorithmes et financés par de l’argent public.
Dès qu’un programme aura une forte audience et présentera des « risques sérieux », l’Arcom pourra intervenir directement. Cette notion est suffisamment vague pour permettre une régulation politique très large.
Un compte spécial alimenté par les sanctions de la CNIL et de l’Arcom servira à subventionner les médias. Les autorités qui sanctionnent contribueront ainsi directement au financement des acteurs qu’elles jugent utiles.
C’est effrayant!
Frédéric Le Quer
La loi sur la désinformation déposée au sénat comporte de nombreux risques concernant la liberté d’expression. Pour Eric Zemmour, ce texte est liberticide en désignant « comme menace les personnalités et partis qui défendent leur projet politique sur les réseaux. Parler d’immigration ou critiquer l’UE sera bientôt une « ingérence intérieure » ». Et Florian Philippot de préciser : « Le concept «…





