Au musée à Paris
J’allais hier après-midi avec un ami au musée d’art moderne de la ville de Paris. C’est un de mes musées préférés. Les œuvres du XXe siècle exposées sont exceptionnelles. Tout le monde devrait s’y rendre. Il est gratuit comme il le serait en Angleterre. Ce devrait être ça le travail d’assimilation, découvrir le beau qu’un peuple possède. Mais l’intérêt de mon histoire n’est pas là.
Au sortir de la visite, vers 16h25, nous projetions de boire un verre sur la terrasse du musée. Son emplacement est sublime, donnant vue sur la Seine et la rive gauche entre la tour Montparnasse et la tour Eiffel. Le ciel était bleu, même pas pollué. il faisait bon, surtout à l’ombre.
En s’approchant du bar pour commander, tout de suite par la fenêtre un barman croisa ses avant-bras pour expliquer qu’il ne servait plus. Bien qui fut très tôt, ces gens fermaient déjà! On alla s’asseoir à une table vide sans consommer. Et on observa!
Ici le serveur se dépêchait d’enlever les verres devant les clients à peine les avaient-ils fini. Là il enlevait les bouteilles de soda a priori vides. Un couple d’étrangers avaient pris une bouteille de vin, il vida la bouteille en remplissant leurs verres à raz bord. Il s’agitait, incitait par sa présence batifolante les gens à finir au plus vite leur consommation.
Le temps passait doucement. Rendez-vous compte, la fin d’après-midi arrivait. Alors, il n’en put plus, le travailleur. Des verres encore à demi consommés se languissaient sur de bien trop nombreuses tables. Il sortit l’estocade et remplaça petit à petit le verre par des gobelets en carton.
Il ne s’attaqua pas tout de suite à nos deux buveurs de vin. Mais il était à bout et finit par transvaser le contenu des verres à vin dans ses fameux gobelets en carton. Les gens étaient bien gentils. Ils ne se plaignirent pas acceptant de boire leur bonne bouteille dans du carton. Et après on dira que les étrangers ne consomment pas assez quand ils viennent à Paris !
Personnellement j’ai trouvé ça honteux. Je regardais du coup un peu mieux cette terrasse si bien placée. Dire qu’elle était sale, est un euphémisme. Des traces noires d’humidité jonchaient le sol en particulier sur les bords. Des chaises cassées, comme sur la photo en une, étaient éparpillées pour qu’on les remarque moins.
C’était Beyrouth cette terrasse, en fait! Et puis le soir, pour peu qu’il y ait une petite brise, tous les gobelets en carton iraient valdinguer sur le sol. Quel pays, la France devient!
Ce bar-restaurant-snack rendu au privé aurait pu faire un chiffre d’affaire de dingue. Au lieu de ça, les gens étaient mal reçus et le chiffre d’affaire n’avait strictement rien à voir avec ce qu’il aurait dû être. Quelle opportunité gâchée!
Frédéric Le Quer
J’allais hier après-midi avec un ami au musée d’art moderne de la ville de Paris. C’est un de mes musées préférés. Les œuvres du XXe siècle exposées sont exceptionnelles. Tout le monde devrait s’y rendre. Il est gratuit comme il le serait en Angleterre. Ce devrait être ça le travail d’assimilation, découvrir le beau qu’un peuple possède. Mais l’intérêt de…





