Le pape et Trump

Donald Trump n’aime pas le pape Léon XIV et réciproquement. Lorsqu’il s’appelait Robert Francis Prevost, ce dernier soutenait pourtant les républicains américains. Mais il n’a pas hésité à relayer sur son compte X les critiques virulentes qu’il portait sur la politique du président américain. Ce dernier, bon prince, s’était dit, dans un premier temps, « excité à l’idée de rencontrer » ce pape américain. Maintenant il se moque de lui publiquement avec ce sens inné qu’a Donald Trump pour la diplomatie.

Léon XIV promeut des arguments politiques mondialistes. Il se comporte pour l’instant comme l’héritier du pape François. Et Trump de déclarer : « Le Pape est faible face à la criminalité et il ne fait pas bien son travail. Il est terrible en politique étrangère ». Aussitôt son alliée européenne et surtout italienne, Giogia Meloni, le lui a reproché. Mais Trump a-t-il tort?

Les préoccupations du pape quand l’Iran assassine ses propres citoyens n’ont guère été explicitées. Les préoccupations du pape pendant que le Hamas et le Hezbollah s’en prennent aux juifs ne font pas état de grandes déclarations sur la paix dans le monde. Quant aux pauvres chrétiens largement martyrisés au proche-orient comme en Afrique, on a parfois l’impression qu’il s’agit pour le Vatican d’une préoccupation très secondaire. Comme pour François, Léon XIV s’apitoie principalement sur ces fameux damnés de la terre que sont les musulmans; ils semblent mériter l’exclusive attention de Rome (cf : visite du pape dans une mosquée).

Venant d’un pape, c’est agaçant. Et pour un homme comme Trump qui n’est pas catholique, son irrespect pour le Saint Père n’a rien de très indécent. Rome ferait mieux de rassembler les siens plutôt que prêcher dans le désert et s’en prendre toujours aux mêmes.

Frédéric Le Quer

Donald Trump n’aime pas le pape Léon XIV et réciproquement. Lorsqu’il s’appelait Robert Francis Prevost, ce dernier soutenait pourtant les républicains américains. Mais il n’a pas hésité à relayer sur son compte X les critiques virulentes qu’il portait sur la politique du président américain. Ce dernier, bon prince, s’était dit, dans un premier temps, « excité à l’idée de rencontrer » ce…

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