Saint Denis

J’ai bien connu Saint Denis. Un petit récapitulatif ethnique à propos des années 60, 70 dans cette ville où j’ai été élevé, n’est pas inutile. On entend tellement d’assertions mensongères ces jours-ci!

  • Dans les années 60, à l’école publique élémentaire, dans ma classe de 30 élèves, je me rappelle d’un Thierry Akoun et d’un Alain Aksou qui ne se parlaient jamais. Un juif séfarade d’un coté et de l’autre un enfant né d’une mère française et d’un père algérien. Il y avait un Solé portugais. Il y avait aussi un Nacer qui faisait peur à la maîtresse à 6 ou 7 ans. Quand il avait une crise de violence, j’étais le seul à pouvoir le calmer. Alors je sortais avec lui dans le couloir et il se détendait. C’était vraiment mon copain, mais le pauvre était sans famille à part un frère plus âgé. Le reste de la classe était composé de français.
  • En sixième, début des années 70, j’ai souvenir d’un Lhermann et d’un Mergy. Il n’y avait pas d’arabes. Ils étaient passés en 6e de transition. Il n’y avait que des français.
  • C’est un peu plus tard en 3e ou 4e, que je croisais une ou deux jeunes filles arabes appliquée en classe. Elles croyaient comme nous tous en l’ascension sociale. Toujours pas de garçons. Quelques pieds noirs, comme toujours dans la classe, qui pour la plupart avait l’air plus vieux que nous.
  • Dans la seconde partie des années 70, la mixité ethnique se fit un peu plus ressentir avec des africains venus du Gabon, par exemple. Je ne me souviens ni d’asiatiques, ni d’arabes, ces derniers n’allant pas jusqu’au bac.

Si les milieux sociaux n’étaient pas riches, Saint Denis pendant tous ces années s’est gentrifié. Alors la municipalité communiste a fait ce qu’il fallait pour que la ville retombe dans la misère accentuant sciemment l’immigration et démolissant les immeubles du centre ville. C’est seulement là que la ville est devenue une ville d’immigrés.

A part mon grand ami, un martiniquais d’origine, aucun de mes anciens camarades d’école n’est resté à Saint Denis. Tout le monde est parti. Depuis 30 ans, Saint Denis n’est plus une ville pour des français de souche, Saint Denis n’est plus une ville pour un blanc. Ce qui arrive maintenant, tout le monde là-bas, l’avait compris dans les années 80.

Frédéric Le Quer

J’ai bien connu Saint Denis. Un petit récapitulatif ethnique à propos des années 60, 70 dans cette ville où j’ai été élevé, n’est pas inutile. On entend tellement d’assertions mensongères ces jours-ci! Si les milieux sociaux n’étaient pas riches, Saint Denis pendant tous ces années s’est gentrifié. Alors la municipalité communiste a fait ce qu’il fallait pour que la ville…

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