Compatir? raz-le-bol!
La propagande de guerre en France pousse le peuple à compatir sur les drames successifs du moyen-orient. Les images nous montrent des ruines un peu partout. Les commentaires évoquent des victimes de guerre. Il s’agit, avant les élections municipales, de s’oublier pour penser comme Coluche, dans le temps : « Faut pas se plaindre, on n’est pas les plus malheureux ».
Au contraire, je pense que si, les français font partie des plus malheureux. Là-bas, ça fait des millénaires qu’ils s’entre-tuent. C’est dans leur nature. Leur culture d’ailleurs, ils l’ont chevillée au corps, que ce soit les arabes, les perses ou les juifs. Le maintien de leur être profond passe au-dessus de tout. Ils ont raison, ma foi. Ils ne cèdent jamais rien sur ce qu’ils sont, même loin de leurs terres.
Nous, chez nous, tout a été cédé. Notre identité est en lambeaux. Notre histoire est de plus en plus mal raconté dans les écoles. Mieux elle est gommée petit à petit comme si la France et les français n’auraient jamais dû exister. Quel français de souche peut encore se rendre dans certaines villes et certains quartiers à la nuit tombée? Il risquerait sa vie en y allant. Tout le monde le sait et agit en fonction. Mon pays est un pays où la libre circulation n’existe plus. Mon pays est un pays où les armes à feu ou les armes blanches sont utilisées par des gamins. Qu’ai-je de commun avec ces familles? Rien, strictement rien.
Quand on me demande de compatir sur leurs histoires du moyen-orient, comment ne puis-je pas penser qu’ils sont peut-être mieux lotis que moi? Alors qu’ils se démerdent! Les citoyens américains pensent la même chose avec raison. Et puis qu’on ne me parle pas du pétrole. Tout le monde sait qu’il suffirait de se rabibocher avec Poutine pour en avoir à petit prix.
Décidément, non, je n’ai pas assez de larmes pour pleurer sur ces pays lointains tant je pleure sur le sort du mien.
Frédéric Le Quer
La propagande de guerre en France pousse le peuple à compatir sur les drames successifs du moyen-orient. Les images nous montrent des ruines un peu partout. Les commentaires évoquent des victimes de guerre. Il s’agit, avant les élections municipales, de s’oublier pour penser comme Coluche, dans le temps : « Faut pas se plaindre, on n’est pas les plus malheureux ». Au…





