Des grooming gangs à l’ASE

A la suite des abus sexuels sur des enfants qui défraient la chroniques, on entend reparler actuellement des grooming gangs. Il s’agissait en Grande Bretagne d’enfants exploités sexuellement par des bandes de pakistanais principalement, d’étrangers toujours. Le modus operandi typique était assez horrible. Un contact en public puis des offres de cadeaux pour arriver à des viols collectifs et parfois un trafic d’êtres humains étaient les étapes bien rodées utilisées par les agresseurs. Certains font, en France, un parallèle avec ce qui se passe à l’aide sociale à l’enfance (ASE) actuellement.

La vulnérabilité d’enfants mineurs est dans les deux cas similaires évidemment. Passent par l’ASE les enfants de familles complètement dysfonctionnelles où l’alcool et la drogue sur fond de détresse matérielle sont le quotidien de parents indignes de l’être. A l’ASE, les garçons sombrent très souvent dans le trafic de stupéfiants. Les filles racolées se prostituent pour beaucoup d’entre elles.

Les points communs avec les grooming gangs s’arrêtent là. Les éducateurs spécialisés de l’ASE ne forment pas un gang à la manière pakistanaise pour sacrifier les jeunes filles sous leur responsabilité. Si tous savent parfaitement ce qui se passe, ils ne l’organisent pas, sauf évidemment exceptions qui peuvent toujours exister. Ont-ils d’autres choix que de laisser faire? Compte tenu de l’inefficacité de la police et de la justice françaises, la réponse est non.

Les drames personnels vécus par les enfants placés à l’ASE n’ont rien à voir avec un racisme anti blanc comme en Grande Bretagne. Le problème dépasse nos autorités dont l’incurie n’est plus à démontrer. Mais la question n’est pas ici d’éviter des tensions communautaires entre des ethnies étrangères et des français de souche.

Keir Starmer ne voulait pas d’une commission d’enquête sur les grooming gangs sous prétexte de ne pas apparaître comme d’extrême droite! La famille royale qui a reçu la frappadingue Gisèle Pélicot (belle mère d’un cadre de BFM d’où sa médiatisation), n’a jamais eu un mot de compassion pour les pauvres filles de Rotherham, Rochdale, Telford, Oxford, Huddersfield, Newcastle, Derby ou Bristol.

L’ASE n’est pas un havre de paix. Les éducateurs spécialisés doivent avoir le coeur bien accroché. Ils y sont très mal payés pour s’occuper d’un public mineur en proie à tous les dérèglements. La plupart sont en intérim pour gagner un peu plus. Mais, jusqu’à preuve du contraire, ils ne forment pas un gang au service de la dépravation sexuelle comme en Grande Bretagne sur fond de détestation du pays d’accueil.

Frédéric Le Quer

A la suite des abus sexuels sur des enfants qui défraient la chroniques, on entend reparler actuellement des grooming gangs. Il s’agissait en Grande Bretagne d’enfants exploités sexuellement par des bandes de pakistanais principalement, d’étrangers toujours. Le modus operandi typique était assez horrible. Un contact en public puis des offres de cadeaux pour arriver à des viols collectifs et parfois…

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