
L’école publique
L’école publique en arrive même à être dénigrée par la ministre qui la représente. C’est du jamais vu! L’institution est tombée si bas que l’état n’a plus les moyens de la redresser.
Après mai 68 véhiculant une idéologie assez scabreuse, la faute des enseignants est à souligner. Pendant des années, il a suffi de leur donner quelques jours de congés en plus pour les satisfaire. Ce ne sont pas des gens d’argent mais les vacances sont dans leur ADN. Le ton est alors donné. Au lieu de l’excellence, une certaine paresse prime. Moins on en fait, moins on veut en faire. L’instituteur omniprésent et respecté de la IIIe république est bien loin. L’enseignant intraitable avec les cancres du début de la Ve république aussi. Les professeurs assurés de l’emploi à vie et d’un petit boulot peinard se reposent sur leurs lauriers. C’est la décadence à partir de François Mitterrand au pouvoir, soit depuis plus de 40 ans. La gauche croit dorloter ses enseignants; elle les rend faibles et de moins en moins compétents.
L’évolution de la société précipite la dégradation du métier d’enseignant en école publique. L’énorme immigration musulmane emplie de religion se moque trop souvent des savoirs scolaires. Les familles sont indifférentes aux résultats de leur progéniture. Elles en viennent même à contester ce qui est appris au sein de l’école ne se conformant pas à leur croyance. Faisant peser des menaces physiques sur les professeurs, ces derniers sont complètement démobilisés et on les comprend. L’état se laisse faire donnant droit aux familles d’intervenir de plus en plus au sein de l’école. Hormis pour le voile islamique et peut-être pour l’abaya, la démission des pouvoirs publics est totale. Le résultat direct est que les élèves apprennent et se cultivent de moins en moins. Le summum est dans les territoires d’immigration mais l’ambiance délétère fait tache d’huile un peu partout.
Il fut un temps où l’école publique était une voie royale. Les mauvais élèves issus des familles aisées allaient dans les boites à bac du privé. La série des Sous doués avec Daniel Auteuil le montre. Les diplômes nationaux étaient d’une haute tenue. Il n’existait pas un bac pour la Seine Saint Denis et un bac pour le 6e arrondissement de Paris. C’était le même pour tous et il permettait donc à l’ascenseur social de jouer en fonction du mérite. La démagogie avait ses limites. Elle n’en a plus et les jeunes sont bernés avec un diplôme du bac qui vaut moins qu’un certificat d’étude passé à 13 ou 14 ans au début du XXe siècle.
L’instruction a dorénavant un coût pour les familles puisque seul le privé assume réellement cette fonction. Les meilleurs enseignants, ceux qui perçoivent encore leur métier comme un honneur, ont déserté l’école publique qui ne recrute plus qu’en speed dating. Une exception existe dans les quartiers les plus gentrifiés où le climat reste dans le public, quoi qu’en dise Amélie Oudéa-Castéra, propice à l’instruction et suffisamment élitiste. Ailleurs c’est la débandade. Les inégalités sociales se creusent impitoyablement. Emmanuel Macron depuis 7 ans au pouvoir a sa part de responsabilité.
Frédéric Le Quer
L’école publique en arrive même à être dénigrée par la ministre qui la représente. C’est du jamais vu! L’institution est tombée si bas que l’état n’a plus les moyens de la redresser. Après mai 68 véhiculant une idéologie assez scabreuse, la faute des enseignants est à souligner. Pendant des années, il a suffi de leur donner quelques jours de congés…