Gérald Darmanin est revenu

On en a fini avec la petite phrase d’Emmanuel Macron « Nul en république n’est au-dessus des lois » que les ministres s’appliquaient à réciter depuis lundi après avoir en préambule compati sur le sort de la police nationale. Gérald Darmanin est revenu. Il s’est bien gardé de l’ânonner. Mieux il a promis que la mise en détention provisoire d’un policier serait abolie. Les primes d’un policier mis en examen lui seront versées.

Donner l’irresponsabilité de ses actes à un policier est certainement exagéré mais la subtilité n’est pas la qualité du macronisme malgré son « en même temps ».

Il est évident que les policiers à qui le gouvernement a demandé de faire cesser la révolte des territoires conquis par les immigrés, perdus pour la république, ne pouvaient le faire sans violence. La guerre civile qui commençait, devait s’arrêter vite. Trois nuits ont suffi. Mission accomplie même si la police a été aidée par le manque de munitions des insurgés et les exigences des trafiquants de drogue qui voulaient pour leur business que les choses se calment. Mais le travail des fonctionnaires fut du bon travail et leurs inéluctables victimes en voulant détruire l’état de droit ont récolté ce qu’elles ont semé. Pleurnicher sur leur sort comme le fait Emmanuel Macron soi-disant par bienveillance mais surtout par intérêt est grotesque. Il est le seul responsable. La nature humaine est ainsi faite qu’en donnant l’ordre de réprimer une insurrection, un déchaînement de violences est inévitable, y compris du coté des forces de l’ordre.

Donc un gouvernement honnête intellectuellement devrait féliciter sa police et faire soigner les blessés des deux camps. Point barre. Il n’y a plus rien à voir.

Mais à part cet épisode, il peut y avoir tellement d’autres circonstances qu’il ne semble pas possible d’éluder complètement la question de l’arrestation d’un policier. On va d’une extrême à l’autre, sans nuance, bêtement.

L’attitude hier du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a évidemment été concertée avec le président de la république. Le régime de ce dernier ne tient qu’avec la police pour pouvoir écraser toute contestation des classes inférieures. Emmanuel Macron s’aplatit donc devant une revendication corporatiste. Les policiers feront-ils preuve à l’avenir de suffisamment de discernement pour refuser de continuer à être les jouets de l’autoritarisme du régime macroniste?

Frédéric Le Quer

On en a fini avec la petite phrase d’Emmanuel Macron « Nul en république n’est au-dessus des lois » que les ministres s’appliquaient à réciter depuis lundi après avoir en préambule compati sur le sort de la police nationale. Gérald Darmanin est revenu. Il s’est bien gardé de l’ânonner. Mieux il a promis que la mise en détention provisoire d’un policier serait…

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