
Bruno Retailleau au gouvernement
On a envie de se raccrocher au nom de Bruno Retailleau. Pour ça, il faut ignorer son récent passé et ses liens au sein du sénat avec le président Gérard Larcher, centriste très mou de son état. Il faut aussi ignorer son refus de rejoindre le clan d’Eric Ciotti. Il faut passer sur son laisser-faire vis à vis du front républicain de Laurent Wauquiez et sa bande. C’est beaucoup pour ne pas craindre la trahison.
Mais Bruno Retailleau se laisse admirer avec son discours fort et sans pitié lors de la passation de pouvoir à Beauvau avec Moussa Darmanin (!). Sans note il décrit une feuille de route qui pourrait changer la vie des français. Son volontarisme séduit. Son intelligence rassure.
Mais alors on se dit qu’il n’avait pas les moyens de refuser le socialiste Didier Migaud en face de lui à la justice. Ce dernier semble d’ailleurs prêt à en découdre, à faire du rétro-pédalage sur ce qui viendra du ministère de l’intérieur.
Les souverainistes perdent tous les combats depuis le commencement de l’immigration de peuplement. Comment peuvent-ils alors gagner celui à venir? Comment Bruno Retailleau peut-il l’emporter contre Didier Migaud qui s’apprête à « arranger les crayons » de tous les OQTF et les délinquants en France voyant un simple sentiment dans le laxisme judiciaire?
Les macronistes de gauche menacent déjà de voter la censure du gouvernement Barnier avec le nouveau front populaire.
Bruno Retailleau n’aura pas les moyens de ses ambitions. Sa seule issue est de démissionner avec fracas à la première algarade si Michel Barnier ne tranche pas résolument en sa faveur et si bien sûr la durée de ce gouvernement lui en laisse le temps!!!
Frédéric Le Quer
On a envie de se raccrocher au nom de Bruno Retailleau. Pour ça, il faut ignorer son récent passé et ses liens au sein du sénat avec le président Gérard Larcher, centriste très mou de son état. Il faut aussi ignorer son refus de rejoindre le clan d’Eric Ciotti. Il faut passer sur son laisser-faire vis à vis du front…