
Charles Guilloux (1866-1946)
Charles Guilloux est un peintre paysagiste qui traite souvent ses représentations de manière symboliste. Sa recherche des émotions se dégageant de ses vues en est l’explication. Ses rêveries d’un promeneur solitaire produisent chez l’observateur une sorte d’effet mystique.
Bien qu’artiste autodidacte – il travaille à la bibliothèque nationale -, mais artiste remarqué dès 1891 au Salon des Indépendants, la galerie Le Barc de Boutteville à Paris lui consacre à 30 ans et à 32 ans deux expositions monographiques en plus de celles auxquelles il participe intitulées « Expositions des Peintres Impressionnistes et Symbolistes ».
Dans les tableaux de Charles Guilloux la présence humaine est rare. Ses nocturnes et ses effets de lumière au crépuscule quand la lune apparaît, sont assez recherchés. La Bretagne comme souvent chez les peintres de ce temps-là est un lieu de villégiature privilégié. Mais l’imagination va petit à petit prendre le pas dans son oeuvre et ses représentations seront moins descriptives.
Après sa mort, Charles Guilloux est tombé dans l’oubli. Il fallut deux achats du musée d’Orsay à la fin du XXe siècle pour qu’il renaisse de ses cendres. Le musée d’art moderne André Malraux au Havre détient aussi quelques toiles de l’artiste.
La maison Gros & Delettrez présentait à l’hôtel Drouot le Pont Neuf avec la Samaritaine (huile sur toile 33 x 44 cm, en une) dans une vente datée du 4 juillet 2023. 1105 € fut le résultat. Le 18 mai 2016, le petit tableau ci-dessous (13,5 x 24,5 cm) présenté par Me Ader aux caractéristiques qui font de Charles Guilloux un peintre prisé -symbolisme, nocturne, effet de lumière, imagination – fit en revanche pas moins de 11 250 €.

Une autre lumière crépusculaire vendue le 25 septembre 2018 chez Artcurial. Huile sur papier marouflée sur carton, 13 x 22 cm, elle fut adjugée 8 060 €

Frédéric Le Quer
Charles Guilloux est un peintre paysagiste qui traite souvent ses représentations de manière symboliste. Sa recherche des émotions se dégageant de ses vues en est l’explication. Ses rêveries d’un promeneur solitaire produisent chez l’observateur une sorte d’effet mystique. Bien qu’artiste autodidacte – il travaille à la bibliothèque nationale -, mais artiste remarqué dès 1891 au Salon des Indépendants, la galerie…