
Erik Orsenna n’aime pas Rachida Dati
« C’est une synthèse! » pourrait-on s’écrier à propos d’Erik Orsenna. Et immédiatement l’envie de soutenir la nouvelle ministre de la culture Rachida Dati arrive comme une bouffée d’oxygène.
Au moment du départ de la précédente ministre, l’académicien s’est fendu d’un « Pour Rima Abdul-Malak, la culture, c’est la vie; pour d’autres c’est un coup et c’est une manœuvre. » Et d’expliquer qu’il suit son parcours depuis longtemps avec grand intérêt. Qui peut bien suivre depuis longtemps le parcours de Rima Abdul-Malak qui rit comme une bécasse ? On a donc une réponse: Erik Orsenna.
Erik Orsenna est un gauchiste du baby boom. Il est tellement gêné d’être issu d’une famille de banquiers saumurois qu’il a cherché dans sa généalogie des petits paysans du Luxembourg à mettre en exergue pour être vu comme un migrant! Rebelle et au PSU très jeune avec Rocard, il doit tout à l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981. De ce jour il déambulera sous les ors des palais parisiens et hantera les couloirs de France Culture de jour comme de nuit pour devenir académicien.
Personne n’a probablement jamais lu un de ses livres en entier, mais il est de gauche et c’est tout ce qui compte. D’ailleurs plutôt malin et sentant un vent idéologique réactionnaire, il commet des livres sur la grammaire française et complaisamment les médias ont fait de lui un héraut du bon goût phraséologique.
Donc Erik Orsenna n’aime pas Rachida Dati qui, elle, véritablement s’est faite seule. Mais la sensibilité de gauche veut absolument que ceux venus de nulle part n’arrivent à rien pour pouvoir faire montre de compassion. La réussite des petites gens est l’ennemi – c’est ce qui a fait qu’à partir des années 70 la classe ouvrière se transformant en classe moyenne, le besoin d’aller chercher des immigrés est devenu pressant – .
Erik Orsenna est le prototype de la culture gauche caviar pour bobos assistés grâce à notre pognon. Avec Josiane Balasko, Marina Fois, Justine Triet (celle-ci je ne la connaissais pas…) et toute la clique des artistes français, il signe des pétitions, s’indigne, déballe son point de vue sur la société dans un entre-soi toujours plus répugnant qui donne des envies de couper des têtes.
Pour faire taire Erik Orsenna ce qui serait une mesure de salut public, Rachida Dati au lieu d’être ministre de la communication gauchisante comme ses prédécesseurs pourrait devenir véritablement ministre de la culture. Elle semble vouloir s’inscrire déjà dans les pas d’André Malraux en le citant dès son premier jour : « Le ministre de la Culture a pour mission de rendre accessible au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité et d’abord la France ».
Frédéric Le Quer
« C’est une synthèse! » pourrait-on s’écrier à propos d’Erik Orsenna. Et immédiatement l’envie de soutenir la nouvelle ministre de la culture Rachida Dati arrive comme une bouffée d’oxygène. Au moment du départ de la précédente ministre, l’académicien s’est fendu d’un « Pour Rima Abdul-Malak, la culture, c’est la vie; pour d’autres c’est un coup et c’est une manœuvre. » Et d’expliquer qu’il suit…