Le film d’une génération: Les Segpa

Il y a les films d’une génération comme ceux de Sautet dans les années 70 ou Diva ou Le grand bleu ou Le loup de Wall Street, etc… Ils captent l’air du temps. De jeunes gens s’y reconnaissent. Ils ont valeur d’exemplarité pour le meilleur ou le pire. La France de 2023 a enfin trouvé le film de sa jeune génération avec Les Segpa et il n’y a pas de quoi se réjouir!

Les deux films, plutôt, le premier a une suite au ski qui vient de sortir, les deux films, donc, sont d’Ali Boughéraba et Hakim Boughéraba avec Ichem Bougheraba et Walid Ben Amar produits par Cyril Hanouna. Certains extraits prêtent à rire. Sur la longueur, cela semble consternant de bêtise. Le film ne représente en fait pas grand chose mais ce sont ceux qui vont le voir qui le transforme en film d’une génération par leur comportement.

Les noms arabes à l’affiche permettent aux jeunes issus de l’immigration de se reconnaître et ils s’y reconnaissent si bien qu’à chaque séance, ils détruisent dans la joie et la bonne humeur les salles obscures où ils visionnent le film. Ils se battent aussi entre eux. Business as usual. On s’éclate. On se déchaîne. On se fracasse. Le film est comme l’occasion du prolongement des émeutes de juillet dernier. C’est l’histoire de petits anges!

De fait, une gentille petite famille de français avec ses deux enfants doit absolument passer son chemin et entrer dans un cinéma où le film ne se joue pas. D’ailleurs de moins en moins de cinémas projettent Les Segpa au ski, compte tenu des dégradations qu’ils subissent systématiquement et le recours aux forces de l’ordre obligatoire dès le milieu de la séance. Hier, par exemple, les CRS ont été déployés dans un cinéma de Montpellier après des « perturbations » par des jeunes durant la projection du film « Les SEGPA au ski ».

Ingérable est sans doute le mot qui vient à l’esprit. L’exception culturelle française s’affirme par la violence. Les subventions versées par l’état entraînent sa propre perte, sa faillite généralisée, sa disparition programmée.

Incontestablement donc il s’agit du film d’une génération, celle des quartiers, celle jamais insérée, celle qui rejette ce qui est français, celle qui se complaît dans la destruction, celle restée au degré zéro de la culture, celle qui renonce au langage pour ne plus utiliser que ses poings. Avec les Segpa, le spectacle n’est pas à l’écran mais dans la salle et il est édifiant sur la France d’aujourd’hui.

Frédéric Le Quer

Il y a les films d’une génération comme ceux de Sautet dans les années 70 ou Diva ou Le grand bleu ou Le loup de Wall Street, etc… Ils captent l’air du temps. De jeunes gens s’y reconnaissent. Ils ont valeur d’exemplarité pour le meilleur ou le pire. La France de 2023 a enfin trouvé le film de sa jeune…

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