Manifester

Est-il bien utile de manifester à Paris entre République et Nation, si loin des lieux de pouvoir? La question à l’approche de l’épilogue à propos des retraites s’impose. La population est dans la rue gentiment sans s’énerver, sans brutalité, en réclamant de surseoir à cette réforme. Pendant ce temps, les sénateurs lui répliquent « cause toujours, tu m’intéresses » et Macron fait outrageusement la fête à Kinshasa.

La CFDT veut rester à tout prix dans la légalité. Laurent Berger l’affirme dès qu’un micro lui est tendu. La CGT, FO, SUD suivent. Etre bien poli est devenu la condition de l’unité syndicale. La population en est réduite à manifester avec plus ou moins d’entrain. Piétiner le long du boulevard Voltaire pour rien devient de moins en moins motivant.

La leçon des gilets jaunes se déplaçant n’importe où dans Paris et surtout jamais très loin des ministères, de l’assemblée nationale ou même de l’Elysée n’a pas été comprise. Prendre à la gorge le pouvoir est évidemment la bonne tactique. Il faut lui faire peur physiquement. Sans inquiéter dans leur chair les dirigeants, il n’y aura pas de mouvement social réussi. Ces gens ne comprennent que la force et ne craignent les français qu’à travers l’histoire de France et toutes ses révolutions.

La NUPES qui joue gros, l’a parfaitement compris quand elle écrase du pied un ballon à l’effigie de Macron. Le nombre de manifestants dans la rue n’est rien s’il s’agit de moutons. Le pouvoir s’en fiche autant qu’il déteste les français.

Mieux vaut donc un petit groupe vaillant s’approchant au plus près des portes des ministères et faisant fuir leurs occupants. La trouille, ils ne comprennent que ça. En fait, une journée par semaine de guérilla urbaine vaut tous les discours et les raouts syndicaux.

Seul Le RN a intérêt à rester sage. Quoiqu’il arrive maintenant il en tirera les marrons du feu.

Frédéric Le Quer

Est-il bien utile de manifester à Paris entre République et Nation, si loin des lieux de pouvoir? La question à l’approche de l’épilogue à propos des retraites s’impose. La population est dans la rue gentiment sans s’énerver, sans brutalité, en réclamant de surseoir à cette réforme. Pendant ce temps, les sénateurs lui répliquent « cause toujours, tu m’intéresses » et Macron fait…

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