
Wlodzimierz Terlikowski (1873-1951)
Plus personne ne connait cet artiste polonais Wlodzimierz Terlikowski ou Vladimier de Terlikowski (noblesse polonaise) qui travailla principalement en France après un rapide passage aux beaux arts de Munich. Et pourtant après son premier Salon d’automne en 1912 à Paris, la galerie Berheim-Jeune lui accordait une exposition personnelle juste après celle de Matisse sur son inspiration marocaine, et juste avant celles d’Edouard Vuillard et Pierre Bonnard. Quelle belle lignée où s’inscrire! De grands banquiers resteront d’ailleurs ses mécènes tout au long de sa vie. En 1920 l’état français le décore de la légion d’honneur avant, en 1933, de l’en faire chevalier.
Ses couleurs et sa lumière enthousiasment ses contemporains au point d’être surnommé « Le maître polonais ». La campagne et les côtes maritimes de France étaient son sujet de prédilection traité le plus souvent au couteau avec de puissants empâtements. Wlodzimierz Terlikowski était membre de l’école d’artistes de Murols en Auvergne menée par Victor Charreton et Léon Boudal. Mais les portraits et les natures mortes répondaient aussi à son engagement en faveur de la peinture figurative très contestée à son époque par l’abstraction.
La nature morte en une – les anglais qui font tout à l’envers de nous (!), qualifient ce genre « still-life » – de Wlodzimierz Terlikowski était proposée à Drouot dans une de ces petites ventes sans prétention évoquées régulièrement ici même, du 6 février 2024. La maison de vente aux enchères Magnin Wedry s’y collait. L’huile sur toile 46 x 38 cm trouva preneur à 1820 € ce qui, compte tenu de la cote du peintre qui voit de nombreux invendus, était dans la fourchette haute de l’estimation.
Dans un autre genre, en 2018, la maison Pichon & Noudel-Deniau à Cannes mettait en vente le paysage breton, ci-dessous. L’huile sur toile 38,5 x 46 cm, fit 1651 €.

Frédéric Le Quer
Plus personne ne connait cet artiste polonais Wlodzimierz Terlikowski ou Vladimier de Terlikowski (noblesse polonaise) qui travailla principalement en France après un rapide passage aux beaux arts de Munich. Et pourtant après son premier Salon d’automne en 1912 à Paris, la galerie Berheim-Jeune lui accordait une exposition personnelle juste après celle de Matisse sur son inspiration marocaine, et juste avant…