Jean Le Merdy (1928-2015)

La biographie du peintre Jean Le Merdy sur Wikipedia est très fouillée; les héritiers tiennent à entretenir la flamme… En résumé, breton bretonnant, fils d’un photographe de Concarneau, il entre aux Beaux Arts de Paris. Deuxième prix de Rome après être passé dans l’atelier de Jean Souverbie, une bourse pour vivre quelques temps en Espagne, puis retour en Bretagne plus précisément dans le Finistère. Des musées lui achètent certaines œuvres et pour la petite histoire une de ses gouaches fut offerte par la ville de Quimper au président Charles De Gaulle. En 1979 il est nommé peintre officiel de la marine.

Abstraction figurative ou peintre figuratif à la limite de l’abstrait? “Ne peignez pas trop d’après nature, disait Gauguin, l’art est une abstraction”. En tout cas Jean Le Merdy fouille à fond sa Bretagne natale, de la mer à la terre, des natures mortes aux portraits. Ce régionalisme assez poussé ne l’aide évidemment pas à étendre sa notoriété d’autant plus qu’il est chronologiquement, années 60, 70, le dernier peintre de Concarneau véritablement intéressant. Masses colorées et formes géométriques simples caractérisent son style.

Je donne ci-dessous quelques bons résultats (ne pas trop s’y fier…) de ventes aux enchères pas forcément très récents mais avec des tableaux qui correspondent à ce qu’aiment particulièrement les amateurs de Jean Le Merdy. En une, le 27 septembre 2011, chez Artcurial, le chantier naval représenté, une petite huile sur toile, 36 x 25 cm, fut négociée 4957 €. Les deux huiles sur toile de 1973, ci-dessous, proposées chez Beaussant Lefèvre à Drouot le 18 décembre 2013, 20 x 60 et 24 x 41 cm, trouvèrent preneur à 3100€

Un dernier exemple avec la pointe de Trévignon, une huile sur papier, 43 x 33 cm, vendue chez Aguttes à Neuilly le 11 décembre 2014 qui fut adjugée 1530€.

Frédéric Le Quer

La biographie du peintre Jean Le Merdy sur Wikipedia est très fouillée; les héritiers tiennent à entretenir la flamme… En résumé, breton bretonnant, fils d’un photographe de Concarneau, il entre aux Beaux Arts de Paris. Deuxième prix de Rome après être passé dans l’atelier de Jean Souverbie, une bourse pour vivre quelques temps en Espagne, puis retour en Bretagne plus…

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